Pour devenir franc-maçon il faut avant tout le vouloir.

Candidature – Premier entretien – 3 enquêtes

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Initiation

La candidature

La franc-maçonnerie est un engagement qui nécessite du temps, de la maturité et le sens des responsabilités.

Il existe plusieurs possibilités pour faire acte de candidature :

La plus facile est d’avoir un franc-maçon dans son entourage, encore faut-il qu’il le fasse savoir. Celui-ci peut se porter garant du candidat et le parrainer.

Il est possible d’assister à des « tenues blanches ouvertes », c’est-à-dire des réunions maçonniques ouvertes au public. Ces réunions permettent aux profanes (non-maçons) de se faire une idée du travail opéré par les frères et de les rencontrer pour un éventuel parrainage. Les dates de ces tenues blanches sont consultables sur les sites internet des principales obédiences, ou par téléphone (le standard du Grand-Orient est indiqué dans les pages blanches de l’annuaire).

Enfin, il est possible de faire parvenir sa candidature par simple courrier. Les obédiences répondent généralement à toutes les lettres sérieuses. Il est demandé d’envoyer un curriculum vitae, une lettre de motivation et deux photos.

Le premier entretien avec le Vénérable

Après l’une de ces trois démarches, le vénérable (président de la loge) prend contact avec le(la) candidat(e) pour une entrevue qui doit permettre d’évaluer la solidité de ses motivations. A la suite de ce premier contact, le vénérable fait remplir une notice autobiographique à l’impétrant et l’invite à se procurer un extrait de casier judiciaire vierge. Les photos que le(la) candidat(e) a fait parvenir à l’obédience vont servir aux trois enquêteurs, elles doivent donc être ressemblantes. La notice en plus des photos vont servir au secrétariat de l’obédience à s’assurer que le(la) candidat(e) n’a pas déjà effectué une démarche suivie d’un refus. Si tel n’est pas le cas, il est contacté par trois frères de la loge où il postule. Le délai d’attente entre l’envoi de la lettre ou le premier contact avec un franc-maçon parrainant le(la) candidat(e), est de deux mois minimum. Il constitue une première épreuve car si l’impétrant est impatient et le fait savoir, il sera refusé. La franc-maçonnerie n’est pas une secte ou un club, elle n’a pas besoin de faire du prosélytisme pour recruter. Aussi, chaque personne qui demande à entrer en Maçonnerie doit avoir conscience d’une possibilité de refus.

Les trois enquêtes

Le vénérable confie à trois Francs-Maçons de sa loge le soin de rencontrer le(la) candidat(e). Théoriquement les trois enquêteurs ne doivent pas savoir qui sont leurs alter ego. Cela permet d’obtenir trois rapports distincts. La première enquête a pour but de connaître la vie du candidat : son enfance, ses études, sa famille et sa profession. Le deuxième entretien porte sur les positions politiques de l’impétrant. Enfin la troisième entrevue doit permettre de connaître les points de vue philosophiques et métaphysiques du candidat.

Le frère enquêteur a une lourde charge, il doit rédiger un rapport fidèle à l’entretien qui permettra aux membres de sa loge de voter pour ou contre l’initiation de l’impétrant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les cursus universitaires interminables et l’érudition ne sont pas les critères de sélection Ce qui plait aux Francs-Maçons, ce sont la sincérité des propos, l’humilité du candidat et sa capacité de remise en question. On peut parler d’élitisme en Maçonnerie si l’on considère qu’elle ne recherche que des personnes capables de se remettre en question, d’accepter les opinions d’autrui. Cette qualité est effectivement rare et ne s’acquiert pas nécessairement sur les bancs de l’université.

Le passage sous le bandeau

Les rapports d’enquêtes sont lus aux frères de la loge avant l’entrée du candidat. Celui-ci va devoir répondre à un certain nombre de questions les yeux bandés. C’est une nouvelle épreuve psychologique bien sûr mais c’est aussi une sécurité pour les Francs-Maçons. En effet, en cas de refus du candidat, les frères doivent s’assurer que leur identité ne sera pas révélée. Ce n’est pas une mince sécurité quand on connait la rage exprimée par les milieux d’extrême-droite à l’égard des Francs-Maçons. Le(la) candidat(e) se trouve en position d’infériorité ce qui est loin d’être agréable pour lui. Néanmoins, le souvenir de cette épreuve est un des fort liens qui unissent les frères de part le monde.

Pour que l’impétrant soit admis, il faut qu’il ait réuni les trois quarts du scrutin en sa faveur. Le vote positif s’exprime par une boule blanche déposée dans un tronc et le vote négatif est représenté par une boule noire (d’où l’expression « se faire blackbouler »).

L’initiation

L’initiation fait partie du prétendu « secret maçonnique ». Secret de polichinelle en vérité, puisque toutes les cérémonies maçonniques ont été relatées et analysées dans de nombreux livres. Le véritable secret maçonnique est intransmissible puisqu’il est individuel. Il relève de l’émotion vécue par chaque frère (ou chaque sœur) au moment de son initiation et de son évolution psychologique personnelle au sein de la loge. Il est préférable de ne pas connaître la cérémonie d’initiation dans le détail pour ne pas gâcher le plaisir de la surprise. Décrire le contenu de cette cérémonie reviendrait à présenter un magnifique paquet cadeau à quelqu’un, tout en lui révélant ce qu’il contient. L’effet psychologique de l’initiation est plus efficace si le(la) candidat(e) est vierge de toute connaissance à propos des cérémonies maçonniques.

 

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